• En réponse à l'appel des syndicats FO, CGT et FSU, mardi 5 mars à 17h30 devant le Tribunal de Bergerac, rassemblement pour dire NON à l'Accord National Interprofessionnel (ANI)

     

     

     

     

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  • Par  CorinneMorel Darleux

    Jeudi 28 Février 2013
     

    "Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs"

    Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1793, article 35

    Que se vayan todos !

    Gros rassemblement devant le Sénat cet après-midi pour soutenir la proposition de loi présentée par nos parlementaires Front de gauche sur l’amnistie des militants syndicaux et associatifs. Las, premier mouvement d’énervement : à l’intérieur du Sénat, les rangs sont vides et au final il y a plus de monde dehors que dedans. Un twitt du journaliste Lilian Alemagna (photo ci à côté) nous apprend qu’une vingtaine seulement de sénateurs sont présents en début de séance. Décidément le peuple est dans la rue... Voilà de quoi achever le divorce des citoyens avec les politiques... Élus du peuple, tu parles ! Quelle pitié.

    Et au nom de la santé et de l’environnement ? Ben non. Toujours pas.

    Heureusement, Annie David, oratrice du FDG, rappelle clairement que la résistance est un droit. Et l’insurrection parfois un devoir. Elle est soutenue par Esther Benbassa d’Europe Écologie les Verts qui indique que "il ne serait pas acceptable de réduire le champ de l’amnistie". Raté. Car c’est précisément ce qu’a décidé de faire le P"S" avec la complicité habituelle du PRG. C’est d’ailleurs le sénateur PRG Mézard qui monte au créneau pour exclure les faucheurs volontaires d’OGM du champ de la loi. Quelle surprise, c’est un des amendements déposés par le P"S". Qui sera adopté avec le renfort des sénateurs de droite au nom du « patrimoine scientifique ». C’est oublier un peu vite que les revendications des faucheurs concernent les recherches en milieu non confiné. Hélas ce n’est pas le seul forfait à venir.

    Quand défendre l’environnement et soutenir les sans-papiers est un délit pour le P"S"

    Leurs amendements sont là, jugez vous mêmes. Ils excluent non seulement de la loi d’amnistie les militants de défense de l’environnement, mais aussi les domaines de l’éducation, de la santé et du droit des migrants. Au revoir les désobéissants, antipubs, militants antinucléaires, THT, Base Elèves et RESF... Et bien sûr le P"S" exclut également d’amnistier les refus de prélèvement d’ADN sur ces "infractions".
    Donc refuser de se faire badigeonner la langue avec un coton tige pour alimenter les fichiers génétiques reste un délit pour les « socialistes ». Putain ça sonne comme un appel à la désobéissance, non ?

    Luttes sociales et environnementales : quand le P"S" fait la démonstration par l’absurde que c’est un même combat

    Enfin, alors qu’un appel à la vigilance circule dans les réseaux à l’approche de 60 fourgons des forces de l’ordre vers Notre Dame des Landes, dernière précision : un amendement du P"S" demande que l’amnistie s’arrête au 6 mai 2012 . Ah, parce qu’il y a quelque chose qui a changé depuis ? Non mais sérieux. Perdre un œil devant le Parlement Européen ou un doigt à Notre Dame des Landes ? Y avaient qu’à pas manifester.

     

    Voilà voilà. Entre la note issue des services du Ministre de l’Intérieur Valls préconisant une surveillance accrue des milieux écolos et le torpillage en règle par le P"S" de la loi d’amnistie sociale sur l’environnement, une chose est sûre. On a désormais la confirmation que le gouvernement a compris que l’écologie et la résistance se conjuguaient au présent. J’imagine que les camarades écolos qui étaient favorables à participer à un gouvernement dirigé par le P"S" s’étranglent ? Mais jusqu’où... Colère.

    Amis, l’ère de l’écologie de combat est ouverte.

    Alors pitié on arrête tout de suite les blablas main sur le cœur de tous les nouveaux amis de Stéphane Hessel. Le meilleur hommage à tous les résistants est dans l’action, la lutte et la solidarité.

    Et même si on n’est pas amnistiés, vous savez quoi ? Même pas peur.

    Photos : Lilian Alemagna, Alternatifs 44, Nathanael Uhl et PG 67

    Lire les autres articles du blog de Corinne Morel

     

     

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  • Le 28 / 02 / 2013,

     

    André Chassaigne désorienté par la loi d’orientation scolaire

    Le Parti de Gauche se dissocie de l’annonce solitaire d’André Chassaigne favorable à la prochaine loi d’orientation scolaire en débat à l’assemblée nationale le 11 mars prochain : "On ne s'y opposera pas. Notre vote favorable ou d'abstention sera fonction des débats, des amendements, des avancées qu'on pourra avoir sur ce texte". André Chassaigne va même jusqu’à présenter cette loi comme « volontariste » alors qu'elle est celle de tous les renoncements.

    Le travail de fond entrepris depuis 18 mois au sein du Front de Gauche de l’éducation qui regroupe des représentants de toutes les organisations du Front de Gauche, mais aussi de nombreux syndicalistes, des représentants de parents d’élèves, des chercheurs en sciences de l’éducation, de sociologues, des militants pédagogiques… s’est au contraire traduit par une prise de position ferme en affirmant qu’ «il est temps de promouvoir un tout autre projet de loi ».

    Cette volonté de proposer une loi d’orientation qui rompe avec les présupposés libéraux d’égalité des chances et de socle commun de la loi Peillon a été mise en lumière le 30 janvier dernier lors d’une soirée débat organisée par le Front de Gauche de l’éducation. Pierre Laurent, qui en assurait la conclusion, invitait alors à lancer des assises décentralisées de l’éducation pour faire émerger une toute autre loi.

    En plein débat sur les rythmes scolaires, l’annonce intempestive et à contre-courant d’André Chassaigne ne représente donc en rien la position du Front de Gauche face à cette loi d’orientation scolaire.

     

    Le Parti de Gauche en appelle à un travail à la fois plus collectif de la part des parlementaires qui se réclament du Front de Gauche mais aussi plus respectueux des travaux des militants des fronts de gauche thématiques. La pratique archaïque de l’élu qui sait tout mieux que les groupes de citoyens engagés qui ont travaillé sérieusement en amont avec le Front de Gauche ne saurait devenir la règle. Rappelons que face à de telles pratiques, sans les amendements que Marie Georges Buffet a dû déposer à titre personnel, le Front de Gauche aurait totalement renoncé à ses engagements sur le mariage pour tous, la PMA, et autres positions pourtant définies en commun par le programme « l’humain d’abord ».

    Le Parti de Gauche déplore l’illusion que charrient les récentes prises de position personnelles de quelques dirigeants communistes qui pensent régler le terrible problème du naufrage de la politique du gouvernement Ayrault par des bonnes manières avec le PS. Cessons de donner au PS le moyen d’opposer ceux qui respectent les positions communes et le devoir de lutte avec ceux qui sollicitent leurs compliments. N'est-ce pas assez que le secrétaire national du PS Carvounas, celui-là même qui a comparé le PCF au Front National, félicite Olivier Dartigolles dans le débat sur la loi d'amnistie pour l’opposer aux mises en garde que Jean-Luc Mélenchon adresse à ceux qui refuseraient de voter cette loi ?

     

    La cohérence et la cohésion du Front de gauche dépend de sa ligne d’action clairement indépendante des sociaux libéraux. Toute tentative pour s’accommoder de leurs abandons est une faute !

     

     

    François COCQ

    Secrétaire national à l’Education du PG

     

     

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  •  Bergerac, le 20 février 2013

     

    Le Parti de Gauche du bergeracois à Mme Brigitte ALLAIN, députée de la 2ème circonscription de Dordogne

      

    Madame la Députée,

     

    Vous aurez prochainement à vous prononcer sur une loi qui réforme profondément le droit du travail et impacte la vie de millions de citoyens.

     

    Le texte qui vous est soumis reprend les termes d’un accord signé le 11 janvier dernier dans les locaux du MEDEF, à partir d’un document rédigé par le MEDEF.

     

    La présidente du MEDEF Laurence Parisot vous demande de renoncer à faire votre travail de parlementaire. Elle vous commande de « transposer » cet accord sans modifier son contenu. Elle exige un vote unanime de l’Assemblée, opposition et majorité confondues. Elle menace même, si les termes de l’accord n’étaient pas repris, de faire campagne « pour que les investisseurs étrangers changent d'avis sur la France » !

     

    Le Président de la République, François Hollande, a déclaré qu’il souhaitait également la transposition de l’accord en loi, sans aucune modification de son contenu.

     

    Nous vous demandons au contraire de ne pas voter en l’état ce projet de loi « made in Medef ». Sur plusieurs points essentiels, il n’est ni respectueux des droits des salariés, ni compatible avec l’intérêt général, ni conforme à ce qu’attendent de vous ceux qui vous ont élue.

     

    Nous vous demandons notamment de vous opposer aux « accords de maintien dans l’emploi ». Sous un autre nom, il s’agit des accords «compétitivité-emploi» que Nicolas Sarkozy n’avait pas réussi à faire passer. Un salarié ne pourrait plus refuser un avenant à son contrat de travail, prévoyant par exemple une baisse de salaire, si un accord d’entreprise y consent. Sinon, il serait licencié sans les droits liés au licenciement économique et sans possibilité de recours. Cette casse du code du travail inverserait la hiérarchie des normes : un accord d’entreprise moins favorable permettrait de contourner la loi qui doit protéger les salariés, surtout dans un contexte difficile.

     

    Nous vous demandons de rejeter les articles du projet de loi qui facilitent fortement les plans sociaux. Il n’est pas vrai que l’on soutienne l’emploi en favorisant les licenciements ! Nous vous demandons de vous opposer à la réduction des possibilités de recours des salariés victimes de ces plans qui visent à les empêcher de faire valoir leurs droits devant la justice, au nom de ce que le MEDEF appelle la « sécurisation des licenciements ».

     

    Nous vous demandons de ne pas obliger par votre vote les salariés à accepter des mobilités internes, là encore sous peine de licenciement sans recours ni indemnité.

     

    Bref, nous vous demandons de ne pas voter les mesures qui consistent à faire payer la crise aux salariés. L’échec des gouvernements précédents le montre suffisamment : le gel des salaires, la réduction des droits sociaux, la flexibilité et la précarité aggravent la crise au lieu de la résoudre. C’est pourquoi il est d’intérêt général que le MEDEF cesse de faire la loi.

     

    Vous applaudissiez François Hollande quand il déclarait la guerre à la finance qui gouverne alors qu’elle n’est pas élue. Alors n’acceptez pas que Madame Parisot, choisie par un collège de 570 patrons, vous donne des ordres et décide des lois à votre place, celle d’un représentant élu par le peuple.

     

    Nous vous demandons enfin de refuser les diktats du MEDEF qui a mis son veto sur des avancées essentielles pour les salariés et le pays. Il faut dans ce texte des mesures efficaces contre la précarité. De nombreuses propositions existent pour vous permettre d’y parvenir : quotas maximaux d’emplois précaires dans chaque entreprise, pénalisations financières dissuasives pour l’employeur, modulation significative des cotisations sociales… Nous vous demandons aussi de modifier le texte pour renforcer la couverture des salariés victimes du chômage. Nous vous demandons enfin de prendre les mesures nécessaires pour l’égalité femmes-hommes que François Hollande avait mis à l’ordre du jour de la négociation mais que les signataires ont laissée de côté.

     

    Un accord ne fait pas la loi. Encore moins un accord rejeté par des organisations syndicales représentatives de la majorité des salariés du pays !

     

    Madame la Députée, vous, et les parlementaires de gauche majoritaires à l’Assemblée nationale et au Sénat, n’avez pas été élus pour appliquer la politique du Medef. Vous avez le pouvoir et le devoir de défendre l’intérêt général et de voter des lois qui améliorent la situation du peuple qui vous a élus.

     

    Nous souhaitons par conséquent connaître votre position sur ce projet de loi.

     

    Dans l’attente de votre réponse, veuillez recevoir, Madame la députée, nos salutations les plus cordiales.

    Michel CARDEILLAT 

    Margaret MECHIN

    co-secrétaires du comité du bergeracois du Parti de Gauche

     Télécharger « 2013-06 lettre aux députés contre accord MEDEF.odt »

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  •  Appel unitaire

    Jeudi 21 Février 2013

    L’accord national interprofessionnel (ANI) du 11 janvier, ou « accord emploi », signé par le patronat et certaines organisations syndicales représente un recul social majeur. Les soi-disant « nouveaux droits pour les salariés » sont en réalité de portée limitée et comportent nombre de dérogations et de dispositions qui en permettent le contournement. Par contre, les mesures en faveur du patronat portent des coups sévères au droit du travail. Cet accord s’inscrit dans le droit fil des préconisations, appliquées partout en Europe, de la Troïka (Commission européenne, Banque centrale européenne, Fonds monétaire international) : démantèlement du droit du travail, chantage à l’emploi pour baisser les salaires et les droits sociaux au nom de la compétitivité. Il contribuera ainsi à la spirale dépressive dans laquelle les politiques d’austérité enfoncent l’Union européenne.

    L’accord aggrave encore, après les lois Fillon de 2004 et 2008 qu’il faut abroger, la remise en cause de la hiérarchie des normes en permettant de nouveau qu’un accord d’entreprise soit moins favorable que la convention collective et que la loi : en cas de « graves problèmes conjoncturels » de l’entreprise (quelle entreprise ne connaît pas de problème conjoncturels et surtout qui en jugera ?), il ne laisse d’autre choix au salarié que d’accepter la baisse de son salaire et l’augmentation de son temps de travail sous peine de licenciement. L’accord réduit considérablement les droits et les possibilités de contestation et de recours à la justice des salariés et de leurs représentants. Il remet en cause des prérogatives importantes des instances représentatives du personnel et renforce le pouvoir des employeurs, notamment celui d’imposer la « mobilité » des salariés (changement de lieu ou de poste de travail).

    Loin de permettre « la sécurisation de l’emploi et des parcours professionnels des salariés » cet accord va, au contraire, aggraver la précarité du travail en libérant le patronat de nombre d’obligations. En dépit des promesses qui avaient été faites par le gouvernement, l’accord ne réduit pas les inégalités professionnelles entre les femmes et les hommes, alors même que la précarité de l’emploi concerne en premier lieu les femmes, prépondérantes dans le temps partiel (80%) et plus souvent touchées par les CDD, le chômage et le sous-emploi. De même, à l’heure où près du quart des actifs de moins de 25 ans est au chômage, ces accords risquent de fragiliser les conditions d’emploi des jeunes. Que ce soit par la faiblesse de leur ancienneté dans l’entreprise, ou bien parce qu’on estimerait qu’un jeune a « toute sa vie devant lui », en l’absence de vraies mesures contre les contrats précaires qui les touchent massivement, les jeunes risquent de payer le prix du chantage à la mobilité et de l’assouplissement des licenciements.

    Enfin cet accord est illégitime. Il a été signé par trois confédérations syndicales représentant une minorité de salariés, alors même que les règles de représentativité syndicale sont sur le point de changer. Les parlementaires de droite se disent prêts à voter ses dispositions telles quelles, mais ni le président de la République, ni la majorité de l’Assemblée nationale n’ont été élus pour faire reculer les droits des salariés. Transposer ces reculs sociaux dans la loi représenterait donc un grave déni démocratique.

    Nous appelons les salariés-es, et plus largement, tous les citoyen-ne-s à lire ce texte, à l’analyser, à tenir partout des réunions pour en débattre ensemble et faire entendre leurs exigences auprès de leurs élus, tout particulièrement ceux de gauche, pour qu’ils ne votent pas ce texte. L’heure est bien plutôt à la sécurisation des emplois contre les licenciements, pour un travail de qualité, sans précarité, avec des droits sociaux de haut niveau pour les salariés, les chômeurs et les retraités. Nous ferons tout pour que cet accord n’acquière pas force de loi et nous appelons à soutenir toutes les initiatives en ce sens, en particulier les mobilisations syndicales.

    Appel soutenu par : Attac, CADAC, CGT Commerce Paris, CGT Hôtels Prestiges et Economiques, CGT-Finances, CNDF, CNT-Solidarité ouvrière Ile-de-France, Convergence de défense et développement des services publics, Convergences & Alternative, Fédération pour une alternative sociale et écologique, Fondation Copernic, FSU, Gauche anticapitaliste, Gauche unitaire, Les Alternatifs, Les efFRONTé-e-s, Marches européennes contre le chômage, Mouvement des jeunes communistes de France, Mouvement national des chômeurs et précaires, Nouveau parti anticapitaliste, Osez le féminisme !, Parti communiste français, Parti communiste des ouvriers de France, Parti de gauche, Réseau féministe « Ruptures », Résistance sociale, République & Socialisme, UNEF, Union syndicale Solidaires...

     

    Lien vers l’article-pétition sur le site d’Attac

      

    Lire aussi l'article : accord Medef-Ayrault

    http://lepartidegauchedubergeracois.eklablog.com/accord-medef-ayrault-a66429655

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