• EUROPEENNES

    Elections Européennes

    "Nos listes seront donc en premier lieu, celles de la rupture avec l’actuelle UE et ses traités, en vue de la refondation de l’Europe."

    "L’écosocialisme est notre boussole (...). Nous le porterons comme horizon, comme nous porterons la solution du protectionnisme solidaire contre le dumping généralisé, ainsi que la rupture avec l’euro-Merkel par la mobilisation unilatérale de la Banque de France.

    Alors que François Hollande a co-signé avec Barack Obama un appel à ratifier rapidement le Grand Marché Transatlantique, nous devons faire de l’élection européenne un véritable référendum contre cet accord.

    Nous affirmerons que ces ruptures sont possibles en France immédiatement, en désobéissant, sans attendre l’illusoire Europe sociale à laquelle plus personne ne croit. C’est la condition pour espérer refonder complètement une construction européenne."

    Extrait de la résolution du Conseil National du Parti de Gauche adoptée le 16 février 2014

  • Accueil

    Conférence de presse de Jean-Luc Mélenchon sur le résultat des élections européennes

     

     

    Mardi 27 Mai 2014

    Laurent Mafffeis et Matthias Tavel

      

    Abstention : le 1er parti de France et d’Europe

    Avec 57 % d’abstention en France comme en Eu rope, la majorité des électeurs n’ont pas participé à ces élections européennes. Cette défiance est encore plus forte dans l’électorat populaire : 65 % des ouvriers, 68 % des employés, 69 % des chômeurs se sont abstenus d’après l’étude du vote réalisée par IPSOS.

    Cette défiance est homogène dans toute l’Europe et montre à quel point l’UE est désormais déconnectée du peuple. L’abstention est encore plus massive dans les pays qui ont intégré le plus récemment l’Union européenne. L’abstention atteint ou dépasse ainsi les 70 % en République Tchèque, Pologne, Slovaquie, Hongrie, Roumanie, Bulgarie, Slovénie, Lettonie et Croatie.

    Résultats en Europe :
    la percée de l’autre gauche méditerranéenne

    A l’image du succès de la CDU d’Angela Merkel, les partis de droite du PPE restent en tête au Parlement européen avec prés du tiers des sièges. Avec les sociaux-démocrates du PSE, la coalition majoritaire sortante conserve 54 % des sièges.

    Pas de sursaut de la social-démocratie
    Loin du succès annoncé par Martin Schulz, les sociaux-démocrates stabilisent leur nombre de députés. Leur rebond en Italie et leur progression en Allemagne masquent en réalité la poursuite d’un spectaculaire déclin dans le reste de l’Europe. Même en Allemagne, leur progression les place largement en dessous des scores historiques moyens des sociaux-démocrates allemands, alors même qu’ils disposaient de la candidature de Martin Schulz comme candidat à la présidence de la Commission. Dans plusieurs pays de l’Est, les sociaux-démocrates s’enfoncent sous les 10 %, notamment en Hongrie et en Pologne, pays qu’ils avaient pourtant dirigé pendant plusieurs années après la chute du mur de Berlin. Et dans les pays scandinaves, bastion de la social-démocratie européenne, ils sont loin de leurs scores historiques avec seulement 19 % par exemple au Danemark.

    Une extrême droite ascendante mais divisée
    Les partis d’extrême droite progressent fortement à l’image du Front National. Pourtant ils sont loin de constituer un "bloc europhobe" de 140 députés qui a été annoncé par la presse comme la principale nouveauté de cette élection. Les deux partis d’extrême drpote en tête en Grande-Bretagne et au Danemark refusent ainsi toute alliance avec le FN de Marine Le Pen. Quant au principal allié de cette dernière, le PVV du néerlandais Geert Wilders, il a réalisé une contre-performance électorale, tout comme son autre allié le Vlams Belang belge. Deux autres partis d’extrême droite en progression, le Jobik hongrois et Aube dorée en Grèce, font aussi bande à part par rapport au Front National. On est donc loin d’un "bloc europhobe" cohérent comme annoncé par les médias.

    La percée de l’autre gauche méditerranéenne
    Alors que les verts reculent de quelques sièges, les partis de l’autre gauche regroupés dans le groupe GUE progressent fortement. Le groupe GUE devrait ainsi voir son nombre d’élus passer de 35 à 53, soit une progression de 50 %, qui lui permet désormais de faire jeu égal dans le Parlement avec les Verts. Cette progression provient principalement des pays méditerranéens où l’autre gauche réalise une percée. Emmenée par Alexis Tsipras la coalition Syriza arrive en tête en Grèce avec 26,5 % (7 élus). L’autre gauche espagnole totalise 18 % entre l’alliance communiste Izquierda Plural (10 %, 6 élus) et le nouveau parti proche du mouvement des Indignés, Podemos (8 %, 5 élus). L’autre gauche remporte aussi 17 % au Portugal. Et elle retrouve aussi une représentation parlementaire européenne en Italie, avec 3 élus de la coalition Autre Europe.

    Laurent MAFFEÏS
    -------------------------------------------------------------------------------------------------
    Résultats en France :
    la crise politique s’approfondit

    Un mode de scrutin injuste…

    Officiellement, les européennes se déroulent à la proportionnelle. Dans les faits, le mode de scrutin en 8 circonscriptions favorise les gros partis. Le PS sauve 13 sièges alors que son score national ne lui donne droit qu’à 10. L’UMP emporte 20 sièges alors que son score ne lui en aurait donné que 15 à la proportionnelle nationale. Le FN tire le jackpot : avec 24,85% des voix, il empoche 32% des sièges soit 24 élus. Dans le Nord-Ouest, la liste de Marine Le Pen empoche même la moitié des sièges (5 sur 10) avec moins d’un tiers des suffrages.
    A l’inverse le FDG aurait eu un élu supplémentaire à la proportionnelle nationale. Surtout, le seuil pour participer à la distribution des sièges est officiellement de 5%. Mais le FDG n’obtient que 4 élus alors qu’il le franchit dans les 8 circonscriptions du pays.

    Le FN en tête
    Le Front National arrive en tête d’une élection nationale pour la première fois de son histoire. Avec 4,7 millions de voix, il obtient 24,85% des suffrages. Son score est homogène. Le FN dépasse les 10% des exprimés dans tous les départements sauf Paris, Mayotte, la Martinique et la Guadeloupe. Il arrive premier dans 5 des 8 circonscriptions (Nord-Ouest, Est, Sud-Est, Sud-Ouest, Centre) et 71 départements. Seuls l’Ouest et l’Ile-de-France, zones traditionnellement plus faible, placent l’UMP en tête, le FN plafonnant sous les 20% des exprimés.
    Avec 4,7 millions de voix, le FN ne retrouve cependant pas les 6,4 millions de voix de Marine Le Pen à la présidentielle de 2012. Mais il dépasse d’un million son nombre de voix des législatives 2012 (1er tour), dernière élection nationale, alors que la participation y était nettement plus forte. Par rapport aux élections européennes de 2009 où la participation était équivalente, le FN multiplie son nombre de voix par plus de 4 (il obtenait 1,1 millions de voix).
    D’où viennent ces voix ? Seule une analyse bureau de vote par bureau de vote permettrait de le savoir avec exactitude. Mais de toute évidence, le score du FN s’explique principalement par une plus grande mobilisation de son électorat et plus modestement par un jeu de vase communicant avec la droite « classique ». Aux européennes de 2009, le total des listes de droite et extrême-droite cumulait 8,6 millions d’électeurs. Cette année, il atteint 11,7 millions, trois millions de plus, uniquement tiré par le FN. Les listes de droite « classique » reculent de 450 000 voix. Le total, 3,5 millions, correspond exactement aux progrès du FN.

    Crise à droite
    Le FN est-il en train de prendre la tête de l’opposition de droite à François Hollande ? La question mérite d’être posée. Car l’UMP ne réussi pas à remplir ce rôle. Avec 3,9 millions de voix, l’UMP retrouve à peine la moitié des voix de la majorité sarkozyste sortante aux législatives de 2012 (8 millions). Elle obtient même 860 000 voix de moins qu’aux européennes de 2009. La tribune de Nicolas Sarkozy publiée à trois jours du scrutin n’aura pas mobilisé.
    La défection du centre-droit (l’UDI de Jean-Louis Borloo se présentait cette année avec le Modem alors que ses composantes participaient aux listes UMP en 2009 et 2012) ne suffit pas à expliquer ce recul de l’UMP. Le total des voix centristes, UMP et divers droite est en recul par rapport aux législatives de 2012 (-2,5 millions) comme par rapport aux européennes de 2009 (-500 000 voix). Une part non négligeable des électeurs du centre-droit et de la droite a donc préféré s’abstenir ou voter FN.
    C’est particulièrement visible dans certaines circonscriptions comme le Sud-Ouest. Avec 8,6% des voix, le candidat UDI-Modem Robert Rochefort obtient un score identique à celui de 2009 (8,61%) alors que la liste UMP s’effondre, passant de 26,7% en 2009 à 18,5% seulement. Même dans l’Ouest où l’UMP reste devant le FN, le parti de Jean-François Copé passe de 27,2% à 19,6%. La liste UDI-Modem ne récupère que la moitié des pertes.

    Le PS à son plus bas historique
    L’UMP ne profite pas de la démobilisation des électeurs de gauche. Le PS est pourtant frappé très violemment. Après la bérézina des municipales, il essuie une deuxième déroute. Avec 13,98% des suffrages exprimés, le PS réalise son pire score à une élection nationale depuis 1965. Il fait pire qu’aux législatives de 1993, pire qu’à la présidentielle de 2002, et même pire que Michel Rocard aux européennes en 1994 (14,3%).
    Le PS obtient à peine 2,6 millions de voix. C’est 200 000 voix de moins qu’en 2009. Surtout, le PS est le parti qui perd le plus d’électeurs par rapport aux élections législatives de 2012. Il perd 5,4 millions de voix. Le PS perd 67% de ses voix des législatives quand la participation ne recule que de 25% ! Après les élections municipales, le nouveau Premier secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadélis jugeait que « les électeurs de gauche nous ont fait la grève ». C’est manifestement une grève reconductible.
    Combinée à la sortie d’Europe Ecologie du gouvernement, c’est l’assise sociale de la majorité gouvernementale qui est réduite à un niveau jamais atteint. Les quatre dernières élections européennes ont toutes été organisées deux ans après l’élection d’une nouvelle majorité parlementaire. La comparaison est donc facile. Elle est édifiante pour François Hollande. En 1999, deux ans après sa victoire de 1997, la gauche plurielle totalisait encore 38% des voix. En 2004, deux ans après la réélection de Jacques Chirac, la majorité gouvernementale UMP-UDF rassemblait encore 29%. En 2009, deux ans après la victoire de Nicolas Sarkozy, l’UMP atteignait 28%. Cette année, seuls les listes du PS-PRG soutenaient le gouvernement. Elle recueillent donc 13,98% ! Manuel Valls n’a pas de base sociale dans le pays.

    Le PS emporte (presque) tout dans sa chute
    Le PS emporte presque toute la gauche dans chute. Le total des partis de gauche et d’extrême gauche est terriblement bas. En 2009, ce « total gauche » dépassait les 45%. En 2012, aux législatives, il flirtait avec les 48%. Cette année, il atteint péniblement les 34% ! La politique de François Hollande met en danger tout le monde à gauche, même ceux qui la combattent ou la critiquent ! Sa sortie du gouvernement a permis à Europe Ecologie de retrouver ses électeurs des législatives de 2012 (1,7 million de voix contre 1,4 million en 2012). Mais cela n’a pas empêche l’effondrement par rapport aux européennes de 2009 : le parti perd 40% de ses voix soit plus d’un million de suffrages. Même chose pour les listes d’extrême gauche (NPA, LO). Elles améliorent leur score des législatives 2012 mais s’effondrent par rapport à 2009. C’est particulièrement vrai du NPA qui récoltait 4,88% des voix et ne dépasse pas 1% cette fois-ci.

    Front de Gauche : entre résistance et ressac
    Dans ce contexte, le Front de Gauche résiste. Il est la seule force de gauche à gagner quelques voix par rapport aux européennes de 2009. Avec 1,25 million de voix, il obtient 6,61%. C’est un peu mieux qu’en 2009 où le FDG totalisait 1,1 million de voix et 6,48%. Contrairement à 2009, le FDG franchit la barre des 5% dans toutes les circonscriptions. Dans les 7 circonscriptions métropolitaines, le FDG progresse en voix par rapport à 2009. Les gains sont plus forts dans l’Est (+ 42 000 voix pour Gabriel Amard) et dans le Sud Ouest (+38 000 voix pour Jean-Luc Mélenchon). Dans les 7 circonscriptions, le FDG recule en voix par rapport aux législatives de 2012. Les pertes sont plus lourdes dans le Nord Ouest, l’Ile-de-France et le Sud-Est où elles dépassent 100 000 voix.
    La résistance nationale ne masque pas un score décevant. Le recul en voix du par rapport aux législatives de 2012 est plus important que la baisse de participation. (-33% des voix pour -25% de participation). Cette tendance est confirmée par le sondage IPSOS « comprendre le vote des Français » réalisé à la veille du vote. Il indique qu’environ un quart des électeurs de Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle a de nouveau voté pour le Front de Gauche, un quart s’est porté sur d’autres listes de gauche (EELV, Nouvelle Donne…) et la moitié s’est abstenu.
    Dans le détail, Jean-Luc Mélenchon dans le Sud-Ouest, Gabriel Amard dans l’Est et Myriam Martin dans l’Ouest améliorent le score du FDG par rapport à 2009 mais aussi par rapport aux législatives de 2012. Gabriel Amard est celui qui progresse le plus par rapport à 2009 (+1,35 point). Jean-Luc Mélenchon est celui qui progresse le plus par rapport aux législatives 2012 (+0.73 point). Comme en 2009, Jean-Luc Mélenchon obtient le meilleur score du FDG avec 8,6% dans le Sud Ouest, améliorant son résultat de 2009. Il progresse en voix dans la totalité des 18 départements de la circonscription.

    Dans des terres à forte influence communiste, Corinne Morel Darleux et Jacky Hénin voient leur score reculer par rapport à 2009 et 2012 en pourcentage. Corinne Morel Darleux améliore cependant le score par rapport à 2009 dans certains départements comme le Puy-de-Dôme (+ 2 000 voix et + 0,33 point). Le recul le plus important concerne le Nord-Ouest où Jacky Hénin n’est pas réélu. Il est le seul député sortant FDG dans ce cas. Marie-Christine Vergiat dans le Sud-Est, Patrick Le Hyaric en Île-de-France, Younous Omarjee outre-mer et Jean-Luc Mélenchon sont réélus.

    Matthias TAVEL

     

    - See more at: http://www.lepartidegauche.fr/actualites/dossier/europeennes-etat-d-urgence-politique-28467#sthash.dbtrGorW.dpuf

    Yahoo! Google Bookmarks

    votre commentaire
  • Sur Le Monde diplomatique

    par Serge Halimi, mai 2014

    Qu’est devenu le rêve européen ? Une machine à punir. A mesure que le fonctionnement de celle-ci se perfectionne, le sentiment s’installe que des élites interchangeables profitent de chaque crise pour durcir leurs politiques d’austérité et imposer leur chimère fédérale (1). Ce double objectif suscite l’adhésion des conseils d’administration et des salles de rédaction. Mais, même en ajoutant à ce maigre lot les rentiers allemands, quelques prête-noms luxembourgeois et bon nombre de dirigeants socialistes français, on n’élargit pas démesurément l’assise populaire de l’actuel « projet européen ».

    L’Union ne cesse de rabrouer les Etats qui n’ont pas pour souci prioritaire de réduire leur déficit budgétaire, y compris quand le chômage s’envole. Comme ils obtempèrent en général sans se faire prier, elle leur impose aussitôt un programme de rectification comportant des objectifs chiffrés à la décimale près, assorti d’un calendrier d’exécution. En revanche, quand un nombre croissant de patients européens doivent renoncer à se faire soigner faute de ressources, quand la mortalité infantile progresse et que le paludisme réapparaît, comme en Grèce, les gouvernements nationaux n’ont jamais à redouter les foudres de la Commission de Bruxelles. Inflexibles lorsqu’il s’agit de déficits et d’endettement, les « critères de convergence » n’existent pas en matière d’emploi, d’éducation et de santé. Pourtant, les choses sont liées : amputer les dépenses publiques signifie presque toujours réduire dans les hôpitaux le nombre de médecins et rationner l’accès aux soins.

    Davantage que « Bruxelles », exutoire habituel de tous les mécontentements, deux forces politiques ont promu la métamorphose des dogmes monétaristes en servitude volontaire. Depuis des décennies, socialistes et libéraux se partagent en effet le pouvoir et les postes au Parlement européen, à la Commission et dans la plupart des capitales du Vieux Continent (2). Ultralibéral et partisan de la guerre d’Irak, M. José Manuel Barroso fut d’ailleurs réélu président de la Commission européenne il y a cinq ans à la demande unanime des vingt-sept chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union, socialistes compris, même si chacun reconnaissait alors la médiocrité époustouflante de son bilan.

    Rivalisent en ce moment pour lui succéder un social-démocrate allemand, M. Martin Schulz, et un démocrate-chrétien luxembourgeois, M. Jean-Claude Juncker. Un débat télévisé les a « opposés » le 9 avril dernier. Lequel des deux estima que « la rigueur est nécessaire pour regagner la confiance » ? Et lequel lui répliqua que « la discipline budgétaire est inévitable » ? Au point même que le premier, pour qui les « réformes » impitoyables de son camarade Gerhard Schröder constituent « exactement le modèle » à suivre, laissa échapper : « Je ne sais pas ce qui nous distingue. » Certainement pas en tout cas la volonté de fermer la caserne économique européenne.

    Serge Halimi

    Yahoo! Google Bookmarks

    votre commentaire
  •  Sur le blog de Nico - 15 mai 2014

    Dans une tribune récente de François Hollande publiée dans Le Monde, intitulée « L’Europe que je veux », on retrouve absolument tous les poncifs traditionnellement servis par le PS pour nous vendre le projet européen : (1) L’Europe c’est la paix, la plus grande puissance économique du monde, une promesse de prospérité et d’emploi – (2) Renoncer à l’UE ou à l’euro c’est se replier sur soi, s’enfermer derrière des barrières, arrêter d’échanger avec nos voisins, entrer en guerre avec eux, s’isoler dans la mondialisation, s’effondrer économiquement, s’appauvrir, décliner – et bien sûr (3) Il faut améliorer cette Europe trop libérale, avec moins de dumping fiscal et social, plus de démocratie, plus de solidarité, moins de spéculation, et bien entendu plus de progrès social.

    Sur ce dernier point, cette tribune tombe bien, j’étais justement en train de finir de rassembler des extraits vidéo des plus grands ténors du PS nous promettant l’Europe sociale pour demain. Et ces extraits commencent avec Mitterrand lors des premières élections européennes de 1979, en l’occurrence mon année de naissance. Bref, depuis que je suis né, il y a 35 ans, le PS me promet l’Europe sociale ! Sans jamais vraiment définir en quoi elle consisterait d’ailleurs…

    Lire la suite

      

    Yahoo! Google Bookmarks

    votre commentaire
  • Sur LE MONDE.FR | 17.05.2014 à 10h02•

    |Par Adéa Guillot (Athènes, correspondance) et Alain Salles

      

     

    Le chef de file de la gauche européenne Alexis Tsipras entouré de Jean-Luc Mélenchon (Front de gauche) et de Pierre Laurent (PCF) à Saint-Denis en avril.Le chef de file de la gauche européenne Alexis Tsipras entouré de Jean-Luc Mélenchon (Front de gauche) et de Pierre Laurent (PCF) à Saint-Denis en avril. | AFP/PIERRE ANDRIEU

     

    La scène se passe début avril à Palerme, en Italie. Une foule compacte se précipite pour toucher « l'ami Alexis », lui glisser trois mots d'encouragement ou l'embrasser dans des accolades fraternelles. Le chef de l'opposition grecque, Alexis Tsipras, bien que visiblement fatigué par des semaines de tournée européenne, se prête au jeu et distribue sourires et poignées de main, encore un peu étonné de rencontrer la même ferveur dans tous ses déplacements européens. « C'est comme ça dans chaque ville où nous nous rendons. Je suis reçu comme une star du foot », raconte-t-il. Un tourbillon dans lequel il est pris depuis que le Parti de la gauche européenne (PGE) a décidé d'en faire son candidat à la présidence de la Commission européenne.

    A Palerme, Alexis Tsipras venait pour quelques heures soutenir « L'Altra Europa con Tsipras » (« L'Autre Europe avec Tsipras »). Une initiative de la gauche radicale italienne qui, en portant le Grec Tsipras à la tête de sa propre liste pour les européennes, essaie de dépasser ses divisions internes.

    Lire sur les sondages : La gauche radicale en passe de supplanter les Verts au Parlement européen

    Encore inconnu en dehors de la Grèce, il y a deux ans, Alexis Tsipras a fait la « une » des journaux du monde entier et surgi dans un anglais balbutiant sur les écrans de CNN après que son parti Syriza eut récolté 27 % des suffrages, lors des législatives de 2012. Depuis, il a fait des progrès et peut tenir un entretien dans la langue de Shakespeare. Il est surtout devenu la principale force d'opposition en Grèce et l'enfant chéri de la gauche de la gauche européenne à la recherche d'un porte-drapeau capable à la fois d'incarner l'opposition au dogme de l'austérité et en mesure de porter un parti de gauche radicale au pouvoir.

    Pour les élections européennes, le Syriza est en effet au coude-à- coude dans les sondages avec les conservateurs au pouvoir de la Nouvelle Démocratie (ND). Et M. Tsipras l'affirme à longueur de meeting : « Si nous passons devant la ND avec une large avance aux européennes, alors nous réclamerons des législatives anticipées en Grèce et nous prendrons le pouvoir. » Un rêve inaccessible pour la plupart des autres partis de gauche radicale européens qui ont fait de M. Tsipras leur champion, porteur de tous leurs espoirs.

    D'Athènes à Bruxelles, en passant par Madrid, Rome, Berlin ou Paris, ce presque quadragénaire sillonne le continent pour défendre son projet pour l'Europe et pour la Grèce. Un projet qui tient en trois grandes lignes : annulation des dettes au-delà du seuil de 110 % du PIB, abrogation des plans d'austérité et lancement d'un plan Marshall pour relancer la croissance. « On doit comprendre que le modèle de l'Europe n'est pas celui de Weimar, mais celui du New Deal de Roosevelt », expliquait-il lors d'un passage à Paris.

    HÉRITIER D'UN COURANT COMMUNISTE PROEUROPÉEN

    Très sollicité, Alexis Tsipras a du mal à tenir le rythme de son emploi du temps et accumule les retards et les annulations de dernière minute, notamment avec la presse. Les télés et journaux du monde entier se battent auprès de son service de presse, débordé, pour obtenir un entretien. « Tous ont bien compris que se joue en Grèce l'avenir de la gauche européenne », affirme sans complexe un responsable de Syriza. « Cela a fait de Tsipras un symbole qui le dépasse un peu et sans grand rapport avec son image auprès des Grecs eux-mêmes », ajoute, un poil ironique, cet homme souhaitant garder l'anonymat.

    Il est vrai que le héros européen a parfois du mal à convaincre en Grèce et surtout au sein de son propre parti. Syriza est une coalition turbulente qu'Alexis Tsipras, héritier d'un courant communiste proeuropéen, a jusqu'ici réussi à contenir. Il doit aujourd'hui souvent ferrailler avec une minorité plus radicale hostile à l'Europe et à l'euro, dont les positions sont abondamment répercutées dans les médias grecs. Les récentes négociations internes, longues et difficiles, pour l'établissement des listes pour les scrutins municipaux et européens ont révélé ses divisions. Plus largement encore, sa base électorale la plus à gauche lui reproche ses compromissions pour devenir un parti de gouvernement européen.

    Ces contradictions l'empêchent, pour l'instant, de surpasser son score de 2012 dans les sondages. Et le très rigide Parti communiste grec attire des déçus du Syriza. « On ne peut pas dire que Syriza a réussi à capitaliser après notre succès de 2012 », se désole cet interlocuteur critique du parti. « Si Nouvelle Démocratie est devant Syriza, alors Tsipras sera contesté en interne », confirme le politologue Elias Nikolakopoulos.

    « PRÊT À PRENDRE LE POUVOIR »

    La personnalité d'Alexis Tsipras n'a jamais véritablement fait l'unanimité au sein du parti, mais son réel talent d'orateur et sa capacité à verrouiller les conflits internes à Syriza en ont fait la figure politique incontournable du parti.

    Agé de 39 ans, cet ingénieur civil, père de deux enfants, est déjà un politicien de carrière, un apparatchik de la gauche radicale. Encore lycéen, ce fils d'un petit entrepreneur en bâtiment s'est enrôlé dans les rangs du Parti communiste avant de rejoindre Syriza. Ses premiers talents d'orateur et de dirigeant apparaissent lors de la mobilisation lycéenne de 1990-1991. Il rejoint le comité central du parti en 2004 et en prend la tête en 2008. Une ascension qui ne plaît pas toujours aux plus anciens, qui se sentent aussi menacés par l'équipe de jeunes conseillers ambitieux dont s'est entouré Alexis Tsipras.

    Ces hommes du président forment une garde rapprochée qui décide de tout. Et notamment de la tonalité de la campagne pour les européennes. « Pour la première fois, la gauche », « La Grèce montre la voie »… autant de slogans imposés par le jeune directeur de campagne, Alexandros Bitsis, et qu'Alexis Tsipras décline à l'envi.

    Il les a utilisés lors du grand débat l'opposant aux quatre autres candidats pour la présidence de la Commission, jeudi 15 mai. Si la pétillante candidate des Vertes Ska Keller lui vole désormais l'argument de la jeunesse, il a plutôt réussi son examen de passage, en interpellant directement ses adversaires à plusieurs reprises sur leur collaboration aux politiques d'austérité appliquées en Europe ces dernières années.

    Tout l'enjeu pour Alexis Tsipras est de montrer aujourd'hui qu'il est « prêt à prendre le pouvoir », comme il l'affirme. Et surtout de trouver avec qui il peut gouverner – à l'intérieur comme à l'extérieur de son parti – pour mettre en place cette autre politique qu'il promet à la Grèce et à l'Europe.

    Yahoo! Google Bookmarks

    votre commentaire
  • Lundi 7 Avril 2014

    Jean-Luc Mélenchon, Co-Président du Parti de Gauche, Député Européen du Front de Gauche

    Europe_drapeaux.jpg

    La droite et les socialistes se préparent à faire une alliance au sommet de l’Union européenne.

    Jeudi 3 avril dernier, les groupes de droite (PPE), libéraux (ALDE) et sociaux-démocrates (S&D) du Parlement européen ont adopté une déclaration commune.

    Celle-ci prévoit que les trois groupes se concerteront dès les élections passées pour « soumettre conjointement » au Conseil européen une proposition de nom pour la présidence de la Commission européenne.

    Imaginez la même chose en France : le PS et l’UMP s’accordant dans le dos des Français pour choisir le Premier ministre !

    C’est une nouvelle preuve de l’alignement politicien du PS sur la droite européenne.

    Cette Europe est définitivement irréformable. Il faut en finir pour rendre leur pleine souveraineté aux peuples.

    Le 25 mai prochain, réglons nos comptes avec cette Europe et cette alliance dégoûtante.

     

    - See more at: http://www.lepartidegauche.fr/actualites/communique/le-ps-prevu-faire-alliance-avec-la-droite-en-europe-27509#sthash.5VJVFoqi.dpuf

    Yahoo! Google Bookmarks

    1 commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique