• Les thèses racistes et xénophobes ne sont pas seulement un sujet exploité par des hommes et des femmes politiques sans scrupules, pour s'attirer les suffrages de gens à qui l'on jette en pâture des boucs émissaires comme "cause" de leurs difficultés.

    L'histoire qui suit n'est pas un "fait divers",  elle est au contraire le résultat concret de ces discours de haine. Elle révèle le vrai visage, hideux, de ceux et celles qui les tiennent.

    Article du journal Sud-ouest, publié le 14/05/2013

    Les gendarmes sarladais n’avaient « jamais vu ça » : un homme frappé parce qu’il est noir. Ibrahim Dia, 47 ans et d’origine sénégalaise, est aide-soignant à Évry (91). En vacances dans un camping à Nabirat, pour la deuxième année de suite, avec sa femme et son fils de 8 ans, il a été agressé par trois hommes du village alors qu’il se baladait seul sur une route du lieu dit Liaubou-Haut, mardi 7 mai, vers 17 heures.

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    Sur le blog de Jean Gadrey, d'Alternatives économiques

    Les liaisons moins visibles mais lourdes de conséquences

    S’il existe des lieux visibles de rencontres et de « complicité amicale » entre le monde des affaires et certains politiques (je répète : pas tous, une minorité, mais souvent haut placée), d’autres modalités bien moins visibles sont probablement plus efficaces pour servir la carrière politiques des uns et les intérêts lucratifs des autres, au risque de conflits d’intérêts voire de l’enrichissement personnel illégal de quelques élus de la Nation. 

    Je mettrai l’accent sur une de ces modalités : la façon dont les hauts responsables politiques s’entourent d’amis, conseillers ou membres de leurs cabinets appartenant au monde des affaires ou naviguant avec bonheur entre hautes responsabilités privées et publiques au gré des alternances ou des opportunités.

    Les cas les plus documentés et sans nul doute les plus nombreux concernent la droite. Au cours de la dernière décennie, Nicolas Sarkozy a été la figure emblématique de ce qui n’est plus une dérive mais une constante. Le livre « Le président des riches » des Pinçon-Charlot constitue une remarquable enquête sociologique sur cette consanguinité du fric et de la politique, dans tous les domaines. Depuis Neuilly jusqu’aux grands dossiers publics, en passant par le contrôle des médias et mille autres manifestations de « l’oligarchie au pouvoir », avec un chef de file capable de hausser le ton en disant « les paradis fiscaux, c’est ter-mi-né » tout en les laissant prospérer en toute quiétude : le film préféré de l’oligarchie c’est « nous irons tous aux paradis ».

    Les invités du Fouquet’s donnent une bonne idée de l’entourage de l’ex-président, dans une situation où il s’entoure, mais où il est encerclé, de plein gré. Voici quelques-uns de ces amis, invités pour célébrer l’élection de leur champion, et qui veilleront par la suite à ce que tout se passe bien pour eux et pour leurs actionnaires, un objectif parfaitement rempli au cours du quinquennat, même en pleine crise : Vincent Bolloré, Martin Bouygues, Bernard Arnaud, Serge Dassault, Jean-Claude Decaux, le belge Albert Frère (arrivé dans la journée de Marrakech en jet privé), le banquier Antoine Bernheim, Alain Minc, pour ne parler que des grands de ce petit monde.

    Par la suite, le livre démontre le rôle décisif du banquier Michel Pébereau dans les grandes décisions prises par l’Élysée pour « sauver les banques » en faisant payer la facture aux citoyens, l’État organisant sa propre insolvabilité. Il mentionne également le va-et-vient de Patrick Ouart, numéro deux de LVMH à l’époque, parti à l’Élysée entre 2007 et 2009, de retour à LVMH ensuite.

    Mais il se trouve que nous avons aujourd’hui un gouvernement de gauche et que la question se pose : ces proximités incestueuses existent-elles aussi à gauche ? Je n’ai aucun indicateur synthétique permettant de mesurer ce degré de proximité pour l’ensemble d’un gouvernement (on devrait pouvoir en construire). Je reste convaincu que les choses n’atteignent pas avec la gauche le niveau de complicité que l’on a connu avec les gouvernements de droite. Mais la pratique qui consiste pour certains ministres de gauche à s’entourer PRIORITAIREMENT (SOUVENT COMME CHEFS DE CABINET) de gens qui font manifestement partie du monde des affaires, ou qui pratiquent l’alternance (le pantouflage), n’est pas absente.

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  • Les blogs du Monde Diplomatique : la pompe à phynance

      

    vendredi 12 avril 2013, par Frédéric Lordon

    Seuls ceux qui portent sur la politique le regard scolastique des logiciens auront du mal à comprendre qu’on puisse dire d’un même événement — comme l’affaire Cahuzac — qu’il est à la fois secondaire et principal. Péripétie fait-diversière et crapoteuse, bien faite pour attraper le regard et le détourner des choses importantes (accord sur l’emploi « ANI » [1], austérité, chômage, etc.), la bouse soudainement posée n’en a pas moins le mauvais goût de tomber au plus mauvais moment — il est bien vrai que le spectacle de la cupidité déboutonnée, lors même que le corps social en bave comme jamais, donne quelques envies de coups de fourche. Elle y ajoute surtout un effet de révélation potentiellement dévastateur si l’on en vient à considérer que les « péripéties », loin d’être des exceptions locales sans signification globale, sont en fait les expressions d’un système, et qu’il n’est peut-être pas fortuit qu’on retrouve identiquement cette passion de l’argent dans tous les gouvernements qui se succèdent pour garantir sa continuité à l’austérité ainsi qu’à toutes les politiques conduites chaque jour plus visiblement d’après les intérêts du capital.

    Bien sûr il restera toujours un François Chérèque pour chialer ses grands dieux, pleurer Mendès et crier Delors que c’est toute la « gauche responsable », celle qui « pense qu’il est juste de mettre fin aux dérives des finances publiques car elles créent de l’injustice » [2], qui se sent « humiliée » par le « traître » Cahuzac — puisque c’est l’évidence à crever les yeux que sabrer dans les salaires des fonctionnaires, réduire leurs effectifs (à l’école, dans les tribunaux, à l’inspection du travail, etc.) ou ratiboiser les prestations sociales sont les gestes mêmes de la justice en marche.

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  • Sur Politis

      

    Éditorial

    Par Denis Sieffert - 11 avril 2013

    Âme damnée

    Le slogan qui fit le succès du candidat Hollande a un grave inconvénient : il peut se décliner sur tous les tons. « Le changement, c’est maintenant » fut d’abord une belle promesse de campagne, dynamique et volontaire. C’est rapidement devenu une incantation stérile. Puis, à mesure que l’inertie du pouvoir se confirmait, des manifestants ont fini par le scander sur le mode ironique. Aujourd’hui, il devient une sommation à agir, et à agir vite.

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  • Tribune publiée dans Le Monde par Dominique Plihon (porte-parole d'Attac) et Vincent Drezet (secrétaire général de Solidaires finances publiques) :

    http://lepartidegauchedubergeracois.eklablog.com/actualites-c19156685#!/apres-l-affaire-cahuzac-agir-enfin-contre-l-evasion-fiscale-p556068

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